THREE TIMES (film)
de Hou Hsiao HsienFilm taïwanais, 2004
titre original. Zui hao de shi guang
trad. Le meilleur de notre temps
Durée : 2h
Sortie salles France :
16 novembre 2005
Avec Shu Qi, Chang Chen, Mei Fang…
Trois récits d'amour naissant se succèdent : "1966, Kaohsiung, le temps des amours" entre un militaire et une hôtesse de billard, puis "1911, Dadaocheng, le temps de la liberté" qui va lier un journaliste politique à une courtisane aspirante concubine, et enfin "2005, Taipei, le temps de la jeunesse" qui sera le théâtre des liaisons violentes et modernes d'un jeune travaillant dans la photo numérique et d'une chanteuse en souffrance. Ce conte sentimental évoque la triple réincarnation d'un amour infini.
Trois amours, trois époques, trois couleurs, trois décors, mais toujours interprétés par les deux mêmes acteurs. La magnifique Shu Qi m'avait éblouie dans Millenium Mambo du même réalisateur. HHH comme auparavant reste un esthète de l'image. Il traite d'amours impossibles, de l'amour qui nous perd ou au contraire de l'amour que l'on se refuse pour ne pas se perdre.
Curieusement, j'ai préféré cette version d'un amour à l'époque de 1911, le décor feutré d'une maison de courtisane, cette profusion de tissus soyeux, de miroirs, de kimonos fleuris, de coiffures sophistiquées, tout cela est magnifiquement reconstitué. Malgré le fait que ce passage soit muet, il est extrêmement envoûtant, attachant, plaisant. Et HHH en profite là pour nous nous faire entrevoir la condition féminine de l'époque à Taïwan, celle des concubines raffinées mais aussi des femmes enceintes que l'on s'empressait de vendre !... Dans ces circonstances où l'amour ne se dit pas, se consomme encore moins, tous ces moments de complicité et de sensualité évoquée ressortent d'autant plus intensivement.
Que c'était beau !
Curieusement, j'ai préféré cette version d'un amour à l'époque de 1911, le décor feutré d'une maison de courtisane, cette profusion de tissus soyeux, de miroirs, de kimonos fleuris, de coiffures sophistiquées, tout cela est magnifiquement reconstitué. Malgré le fait que ce passage soit muet, il est extrêmement envoûtant, attachant, plaisant. Et HHH en profite là pour nous nous faire entrevoir la condition féminine de l'époque à Taïwan, celle des concubines raffinées mais aussi des femmes enceintes que l'on s'empressait de vendre !... Dans ces circonstances où l'amour ne se dit pas, se consomme encore moins, tous ces moments de complicité et de sensualité évoquée ressortent d'autant plus intensivement.
Que c'était beau !
Le Monde parle de Three Times
Site officiel
Libellés : Cinéma Asiatique, Film, HHH
2 Commentaires:
Three Times, dieu que c'était beau! Je partage tout à fait votre avis, avez-vous vu les films de Won Kar Wai? Nos années sauvages je crois, il y a une parenté entre ces films, ceux de Tran Ahn Hung aussi (...la papaye verte) Je vais me promener dans votre journal, bonne journée :)
vendredi, 26 mai, 2006
Ouiii! Il était magnifique Three Times ! De Won Kar Wai, je n'ai pas vu "Nos années sauvages" mais j'en ai également entendu beaucoup de bien de la part d'une amie...
Et Tran Han Hung je n'ai pas vu ses films ("L'odeur de la papaye verte", "A la verticale de l'été"...) mais j'aime beaucoup de réalisateurs asiatiques, il y a beauocup de talents!! (Lou Ye(Suzhou River), Im Sang Soo , Takeshi Kitano, Kim Ki Duk (Locataires), Hirokazu Kore Eda (Nobody Knows),
samedi, 27 mai, 2006
Enregistrer un commentaire
Un avis à partager ? Une suggestion à échanger ? Et vous, qu'en dites-vous ?
Links to this post:
Créer un lien
<< Home