Cinéma d'émotions - Heures d'évasion - Echanges inspirés - Zapping critiquable . Livres (peu) aimés et Oeuvres inoubliables !...

16 octobre 2006

LITTLE MISS SUNSHINE

de Jonathan Dayton et Valérie Faris
Comédie Etatsunienne - 1h41
Sortie France 06 Septembre 2006
avec Greg Kinnear, Steve Carell, Tom Collette, Paul Dano, Abigail Breslin, Alan Arkin
Grand Prix - 32e Festival de Deauville, 2006
Prix du Public - Festival de Sydney, 2006

Rocambolesque et un peu au bord de la crise de nerfs, la famille Hoover qui vit à Albuquerque décide de prendre la route dans un vieux van jusqu'en Californie pour permettre à la petite Olive de réaliser son rêve : participer au concours de beauté "Little Miss Sunshine". Il y a Richard, le père, coach qui veut faire de chacun un winner invincible, Sheryl, la mère tendre et débordée, qui décide d'héberger son frère Franck qui vient de réchapper à sa tentative de suicide... Et puis il y a aussi Dwayne, l'ado difficile qui s'est retranché dans le silence, et le grand-père accro à l'héroïne, et surtout cette petite Olive, qui rayonne au beau milieu de cette famille, qu voit encore le monde avec candeur au travers de ses grandes lunettes rondes...
Devant les vives recommandations de Frankie et de Kilucru, je suis allée voir Little Miss Sunshine. On est présenté à la famille dès le début du film et les personnages nous apparaissent très vite humains et attachants, avec leur tempérament et leurs failles.



J'ai trouvé le jeu des acteurs, surtout le rôle de l'ado et celui du frère, tous deux en spectateurs désabusés des fêlures familiales, très justes. On perçoit évidemment le décalage que les réalisateurs ont voulu nous faire ressentir, celui de la futilité de toutes les formes de concours et de mises en avant qui veulent diviser le monde en deux camps, celui des gagnants et celui des perdants. Même quand la volonté n'y est pas. Même quand on a que 7 ans. Et justement, la toute jeune Olive est celle qui porte toute la famille, parce qu'elle les accepte tous avec leurs défauts et leur mal-être.
Des sujets graves et des sentiments profonds sont évoqués à de nombreuses reprises, mais on reste toujours dans la superficialité, on ne s'éloigne jamais longtemps de la légèreté de la comédie. Un film pour passer un bon moment, mais sans beaucoup plus.

(L'affiche avec son véhicule jaune autour duquel gravitent les protagonistes, m'a fait penser à celle de Pas si grave, le film (road-movie également) de Bernard Rapp que j'avais beaucoup aimé.)

Little Miss Sunshine - Discordance Webzine

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4 Commentaires:

Anonymous clarinette dit...

j'ai trouvé ce film vraiment réjouissant et la petite fille vraiment craquante !

lundi, 16 octobre, 2006

 
Anonymous Jean-François dit...

superbe film...

fait réfléchir sur le sens que l'on donne à sa vie ainsi que la direction qu'a pris la société américaine et sa tentation hégémonique (exporter son modèle social) et protectionniste (refus des autres)...

lundi, 13 novembre, 2006

 
Anonymous Sophie dit...

Je viens d evoir ce film et j'ai vriament adoré; justement j'ai aimé l'alternance de passages graves et drôles. Un coup de coeur.

Quant à Pas si grave, il fait partie de mes films préférés.

mardi, 02 janvier, 2007

 
Blogger Lo dit...

Aaaah Pas si grave... Il mériterait d'être plus connu ce film, j'aimerais beaucoup le revoir aussi... ;-)

mardi, 02 janvier, 2007

 

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