CES FEMMES QUI EN FONT TROP...
de Catherine SerrurierEssai - 212 pages
Editions de La Martinière - mars 2002
Editions Poche Pocket - avril 2005
Réflexion sur le partage des tâches au sein du couple. Sujet qui fâche ? Mais nooon.... Catherine Serrurier est psycho-thérapeute et nous livre son regard scientifique sur les femmes (et plus rarement les hommes...) qui se plaignent que les tâches ménagères incombent encore trop souvent en quasi intégralité à la gente féminine. Par delà le débat qui peut être quotidien, autour de la vaisselle, du suivi des devoirs, et autres rangements et repassages, il y a d'autres enjeux. Quand hommes et femmes défendent leur position au sein du foyer, c'est l'histoire familiale de l'un et l'autre qui se joue, mais aussi la sexualité, la virilité et les acquis culturels et sociaux.
L'auteure évoque des sujets qui souvent nous concernent, l'installation en couple et l'instauration (ou non) de règles de cohabitation, la venue d'un enfant, le décalage des perceptions des exigences ménagères, ...
Selon elle (je me protège !...), le travail ménager est un travail "transparent" donc non valorisant que les hommes délaissent volontiers et dont certaines femmes s'emparent jalousement pour noyer un sentiment d'infériorité sociale et détenir le pouvoir sur au moins un domaine... Le partage devient ensuite délicat. Les uns ont l'angoisse de tenir un rôle d'"assistant" quand les autres ne peuvent s'empêcher de juger et oublient d'encourager en flattant l'égo, inconscientes du réel danger d'obliger un homme à accomplir une tâche ménagère non souhaitée.
A découvrir aussi les notions de "cécité et surdité sélectives", d'"inconscience = innocence" et d"'habitude du tout-cuit".......
Il est fait à plusieurs reprises référence à l'excellent ouvrage d'Elisabeth Badinter, XY, de l'identité masculine.
Maintenant, quand les catalogues de jouets de Noël qui pullulent en ce moment dans nos boîtes aux lettres, présentent sans scrupule des panoplies de ménage (chariot, balai, brosses... etc) dans les pages roses pour filles, et des tables de bricolage pour les petits garçons, y'a vraiment de quoi craindre que tout ça n'évolue pas très vite.... Modèle social quand tu nous tiens !
L'avis de Valérie Colin-Simard - Psychologies
Non partage des tâches : complicité entre hommes et femmes - EnDehors

3 Commentaires:
J'ai pensé aussi au modèle social imposé et que l'on rtrouve dans les catalogues de jouets: garçons/filles!
Quant à la répartition des tâches ménagères, je me tais: on a une femme de ménage et c'est souvent Monsieur qui fait le reste; mais je travaille plus que lui! (le monde à l'envers, en quelque sorte!!)
samedi, 02 décembre, 2006
C'est drôle mais moi je me concernée ! :)) Qui l'eut cru quelques années plus tôt !
A bientôt Lo
lundi, 04 décembre, 2006
Sophie : Oui, franchement, ces différences archaïques que les "commerçants de jouets" continuent de perpétuer, ça me sort par les yeux ! En plus, franchement, c'est pas juste, c'est 10 fois plus intéressant de faire des vaisseaux en Lego que de coiffer des poupées ou de jouer à faire le ménage...
Dans le livre, il est aussi question des femmes qui ne veulent pas déléguer les travaux ménagers à une aide extérieure, qui en éprouvent même de la culpabilité... En tous cas, à mes yeux, votre modèle ne me paraît pas du tout être "le monde à l'envers", c'est la monde tel qu'il devrait peut-être être plus souvent pour un certain rééquilibrage...
Lily : Ah bon, pourquoi ? Avant tu mettais les pieds sous la table et maintenant tu te retrouves "ministre de l'intérieur" ? ;-)
lundi, 04 décembre, 2006
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