BUDAPEST
de Chico BuarqueRoman - 155 pages
Traduit du portugais (Brésil) par Jacques Thiériot
Editions Gallimard - Février 2005
Edition Poche Folio - Novembre 2006
Prix Jabuti, Brésil - 2006
José Costa vit au Brésil et écrit pour les autres, des autobiographies ou des discours politiques... Il a du talent et les mots l'obsède. Un jour, il rentre d'Istanbul où se tenait un salon d'écrivains, et fait une escale forcée à Budapest avant de rejoindre sa femme et son fils à Rio de Janeiro. Mais la Hongrie se révèlera être plus qu'une simple escale, ce pays va le happer, le troubler par des mots d'abord incompréhensibles, et une femme tout aussi mystérieuse. José nous enmène dans les dédales de son existence, de ses passions doubles, passion pour deux langues, le hongrois et le brésilien, passion pour deux femmes, Vanda et Kriska.Chico Buarque écrit avec beaucoup d'originalité et d'humour. Il m'a rappelé des situations où l'on se retrouve dans un univers étranger sans rien comprendre de la langue...
Un roman avec une écriture dense, dont le principal personnage est la langue, les langues, les rencontres et les obstacles linguistiques. Accoutumance et désaccoutumance. Apprentissages et décalages. Le narrateur brouille nos pistes et nous balade, par de multiples allers-retours entre Rio et Budapest. L'important est qu'il ne se perde pas lui-même, qu'il arrive à ne pas s'égarer entre les deux langues pour ne pas perdre son identité, à ne pas confondre les deux femmes qu'il aime...Extrait :"Un mot ? Faute de la moindre notion de l'aspect, de la structure, du corps même des mots, je n'avais aucun moyen de savoir où commençait et finissait chacun d'eux. Impossible de les détacher les uns des autres, c'eût été comme prétendre découper un fleuve au couteau. A mes oreilles, le hongrois aurait pu tout aussi bien être une langue d'une seule pièce, qui n'était pas constituée de mots et dont on n'avait la connaissance que dans son intégralité. Et l'avion est réapparu sur la piste, une image lointaine, sombre, statique, qu'accentuait la voix off du commentateur. Avoir des nouvelles de l'avion ne m'importait plus, le mystère de l'avion était occulté par le mystère de la langue qui transmettait les nouvelles."
Curieux roman.
José Costa en Zsoze Kosta - Samizdjazz
Libellés : Buarque Chico, Littérature étrangère, Livres

6 Commentaires:
En tout cas la couverture de ce livre est ...attrayante ;-))
mercredi, 06 décembre, 2006
Oh ! la coquine ...!
mercredi, 06 décembre, 2006
Tout à fait d'accord avec anne, et l'histoire l'est tout autant. ;-)
jeudi, 07 décembre, 2006
Merci Florinette ;-)
Je ne peux malheureusement pas vous dire qui est le monsieur sur la photo (prise par Ferdinando Scanna qui travaille pour l'agence Magnum), ce n'est pas Chico Buarque en tous cas.... Quelqu'un sait ?
jeudi, 07 décembre, 2006
Ah non, je ne sais pas non plus ! Mais Chico Buarque n'est franchement pas mal non plus ( quand il était un peu plus jeune, quoique.. ). J'aime beucoup le compositeur et chanteur, je ne connais pas encore l'écrivain, mais ce que tu en dis Lo mze tente beaucoup !! je le mets dans mon pense bête !
Merci !
dimanche, 10 décembre, 2006
Je préfère Chico Buarque à l'homme de la couverture.... ;-) Et en plus, grand compositeur et chanteur, comme tu le dis !
dimanche, 10 décembre, 2006
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