DOJOJI et autres nouvelles
de Yukio MishimaNouvelles - 130 pages
Editions Folio Poche - Janvier 2002
Une armoire que l’on vend aux enchères et qui captive l’assistance par son volume interne démesuré, jusqu’à l’apparition de cette mystérieuse femme ; trois femmes qui traversent de nuit les sept ponts de la ville ; le militaire qui a perdu ses illusions et prépare avec sa femme le suicide qui suivra leur dernière étreinte voluptueuse ; un groupe de femmes fêtant le même jour leur 43e anniversaire et qui mettront à jour leurs côtés démoniaques et manipulatrices quand la maîtresse de maison s’apercevra avoir perdu la perle de sa bague.
Quatre nouvelles que l’on lit d’une traite et qui en disent long sur le talent de Mishima. Si la fin de la seconde nouvelle, Les sept ponts, m’a laissée un peu sceptique et déconcertée (si quelqu’un peut m’éclairer, je suis intéressée), les autres histoires m’ont beaucoup plu. D’intensités inégales, la plus fascinante est celle des deux amants, appelée sûrement ironiquement Patriotisme, d’un érotisme brûlant qui mêle, comme dans un classique exercice littéraire, Eros et Thanatos, sans éviter ni l’horreur ni le sang, ni la volupté et un certain sens de la critique politique. La perle nous plonge dans une intrigue à la Agatha Christie et Dojoji, qui ouvre le recueil, intrigue le lecteur qui découvre cet écrivain.
Une lecture variée, facile, avec certains passages exceptionnels qui laissent entrevoir une plume assez géniale.
Libellés : Littérature asiatique, Livres, Nouvelles

6 Commentaires:
J'ai toujours été fasciné et presque paniqué par l'écriture de Mishima..
jeudi, 27 mars, 2008
J'adore la littérature japonaise (Kawabata, Yoshimoto...) et Mishima de nom seulement. A ce prix-là, pourquoi se priver? J'adore ton blog et je te mest en lien sur le mien. N'hésites pas à passer chez moi aussi ;-)
jeudi, 27 mars, 2008
Je n'ai jamais "osé" lire Mishima, des nouvelles me conviendraient bien pour commencer !
jeudi, 27 mars, 2008
J'allais dire comme Kathel, et pour un prix si modeste, c'est parfais pour essayer !!
vendredi, 28 mars, 2008
Pourquoi les sept ponts est-il déconcertant ? La servante est la seule à avoir pu porter son voeu jusqu'au bout et visiblement, ça a marché, elle n'est plus sensibles aux attaques de sa maitresse. Mishima est un de mes auteurs fétiches !
dimanche, 30 mars, 2008
@ Alain : maintenant, je comprend qu'on puisse être "paniqué" par son écriture comme tu dis, il ne nous ménage pas, et âmes sensibles soyez prudentes à la lecture des "Deux Amants" : le sang coule à flot et les blessures béantes ne manquent pas à la description !
@ BenoitD : Merci pour ton compliment ! Je n'ai pas hésité à aller voir ton blog, et j'y retournerai !
@ Kathel & Florinette : Si vous voulez, on peut faire voyager le livre ! Je l'envoie volontiers à l'une d'entre vous si ça vous intéresse.
@ Praline : Merci pour ton éclairage, j'ai dû lire trop vite et cela m'a échappé...
dimanche, 30 mars, 2008
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