LA SOLITUDE DES NOMBRES PREMIERS
de Paolo Giordano Roman - 230 pages
Editions Seuil - mars 2009
Prix Strega 2008
Mattia, enfant surdoué, peine à être à l'aise au milieu des enfants de son âge, et à surmonter leurs moqueries vis-à-vis de sa petite soeur handicapée Michela. Alice, enfant solitaire que son père veut absolument pousser à la performance, se renferme. A l'école, elle devient tragiquement le souffre-douleur de Viola, la pimbêche sadique de la classe. Quelques années plus tard, scolarisés dans la même école, Mattia et Alice se rencontrent. Ils seront liés pour la vie, par un amour délicat, complexe, rendu difficile par leur isolement et cette impossibilité d'être normal avec leurs pairs...
C'est toujours fascinant de lire un roman dans lequel on se glisse dans la peau d'enfants. Par les faits qui semblent réalistes, par ses mots justes et sensibles, on vit ces épisodes cruels de l'enfance, de l'adolescence puis de l'âge adulte. Par la suite, le roman suit les deux personnages de Mattia et Alice au fil des années, au fil des décennies, et on évolue avec eux un peu comme dans une bulle aérienne...
Extrait :"Alice lui effleura le menton d'une main et attira délicatement sa tête vers elle. Mattia ne vit qu'une ombre se rapprocher de lui. D'instinct, il ferma les yeux, puis il sentit la bouche chaude d'Alice contre la sienne, les larmes sur ses joues, ou peut-être pas les siennes, et enfin ses mains, si légères, qui immobilisaient sa tête et rattrapaient ses pensées en les emprisonnant là, dans l'espace qu'il n'y avait plus entre eux."
Parce que malgré eux, il y a toujours entre eux un espace qui les sépare, un obstacle immatériel, comme s'ils étaient deux nombres premiers, deux entités singulières mais qui ne se suivent pas directement dans l'ordre mathématique. Car Mattia est passionné de mathématiques, il en fera son métier et y trouvera des explications de son monde.
La fin du roman est vraiment très belle, poétique, avec un mystère qui contente le lecteur [oups ! pas tous apparemment]. On a la sensation de flotter en lisant les dernières lignes, et j'ai apprécié ça. Réussi ! Et dire que l'auteur Paolo Giordano a l'âge de mon petit frère... Ca fait tout drôle... ___________________ [merci à Suzanne de ChezLesFilles]
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Libellés : Littérature étrangère, Livres
9 Commentaires:
La solitude des nombreux premiers...bizarre isn't it ?
Désolé pas mieux ! ;o)
lundi, 06 avril, 2009
Tu trouveras mieux demain, mais c'est pas mal tout de même ! ;-)
mercredi, 08 avril, 2009
C'est un superbe livre. J'ai eu du mal à le lacher avant la fin. Là encore un univers d'auteur très singulier, que j'ai envie de retrouver à nouveau avec un autre livre !
mardi, 24 août, 2010
j'ai assez aimé ce livre même si ce n'est pas mon préféré.
lundi, 13 juin, 2011
Tu as lu d'autres livres du même auteur ? Lesquels tu recommandes ?
mardi, 14 juin, 2011
non je n'ai pas lu d'autres livres de cet auteur... désolée
mercredi, 15 juin, 2011
OK, pas de souci.
Pour moi également, ce n'est pas mon livre préféré de tous le slivres de la Terre que j'ai lus ;-)
mercredi, 15 juin, 2011
quel serait ton livre préféré alors.
En tout cas sur le thème de l'anorexie, je préfère: " jours sans faim" de Delphine de Vigan
mercredi, 15 juin, 2011
Ouh là là, la question piège ! ;-)
J'aurais beaucoup d emal à dire quel est mon livre préféré...
Sur la thème de l'anorexie, je retiens la bande dessinée "Lucille" :
http://chezlorraine.blogspot.com/2007/12/lucille.html
Je n'ai pas lu "Jours sans faim".
jeudi, 16 juin, 2011
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