Cinéma d'émotions - Heures d'évasion - Echanges inspirés - Zapping critiquable . Livres (peu) aimés et Oeuvres inoubliables !...

30 octobre 2009

MARY ET MAX

d'Adam Elliot
Film d'animation - 1h30
Entre Mary, jeune australienne introvertie, complexée par la tâche brune de son front, vivant, sans ami, avec sa mère alcoolique, et Max, newyorkais très seul, isolé de par son autisme et son obésité, il va s'établir une relation épistolaire d'abord anodine puis de plus en plus importante, essentielle. Tout a commencé le jour où Mary, impatiente d'être fixée sur l'origine des bébés, arracha au hasard une page de l'annuaire pour poser sa question par écrit au premier venu...
Tout de suite, la prouesse technique impressionne. Un travail minutieux de mise en scène et d'animation de véritables poupées en pâte à modeler a conduit à ce film époustouflant au cours duquel aucun défaut ne transparaît et qui nous incite à croire que le graphisme est uniquement numérique, ou même carrément issu de réels personnages en chair et en os !

Et puis après il y a cette relation si infime mais si vitale qui s'instaure entre ces deux êtres noyés dans leur solitude et leur difficulté d'être. Le film est inspiré d'une histoire vraie, mais je trouve ça inutile de le mentionner, comme un label qui dirait "histoire vraie = bon film" ou "émotions vraies". Les émotions - tristesse, malaise, espoir, tendresse - on les ressent grâce au travail du réalisateur, des techniciens, de leur talent. Que ce soit "inspiré" (très vague comme notion) d'une histoire vraie ou non, on s'en fiche et la qualité comme la pertinence du film n'en dépend pas.

Et ici, nul doute, la qualité est là, on s'en met plein les yeux et plein le coeur.
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8 Commentaires:

Anonymous alain dit...

J'ai beaucoup aimé aussi..

vendredi, 30 octobre, 2009

 
Blogger Kilucru dit...

To Lo : Hi ! Sympa non ! extraordinaire même !le Mary & Max..je me demandes ce que devient le petit de Mary (du genre va-il à l'école,porte-il encore des couches...etc..lol)

Vu ces jours-ci le dernier Jeunet, quelques bonnes trouvailles, mais cela reste du domaine du divertissement et puis j'ai du mal avec Boon !

Par contre je viens de voir cette aprèm' mais là c'est un film que je ne peux recommander, par contre l'expérience est à tenter. je l'ai fait un peu réticent, et ce film m'a embarqué, un film d'auteur, très personnel, un peu mortifère il évoque la mort de sa compagne quasiment par de multiples retours sur des lieux, des chambres d'hôtes ou d'hotel... Etonnant, vertigineux, ce film est pourtant plein de vie ..sidérant !
bon j'essayerai d'en parler plus longuement et mieux Irène de Alain Cavalier...
moi j'ai succombé !

samedi, 31 octobre, 2009

 
Blogger Lo dit...

Ah oui, j'ai vu la bande-annonce... déroutante... Elle me laisse aussi un peu réticente.

dimanche, 01 novembre, 2009

 
Blogger Kilucru dit...

Oui, je l'étais aussi, et pensais voir un film d'auteur pénible...
La virtuosité du Monsieur, L'Art dans lequel il excelle...Bref j'ai vu quelque chose de grand qui m'a maintenu les yeux grands ouverts sans problème..mais deux ou trois personnes ont quitté la salle assez rapidement...
Moi je me désole de n'avoir pas plus de talent pour pouvoir écrire plus que ces quelques lignes sur cette œuvre remarquable
Experience à tenter, je crois ..heu oui la bande annonce est nullement incitative c'est sur ! Je crois qu'il l'a fait express pas possible autrement !

dimanche, 01 novembre, 2009

 
Anonymous Laëtitia dit...

Nous sommes d'accord pour Mary & Max et en lisant les commentaires, j'ai confirmation que "Irène" est à tenter... j'y vais demain soir car j''avais beaucoup aimé les propos d'Alain Cavalier au micro de Rebecca Manzoni.

lundi, 02 novembre, 2009

 
Blogger Kilucru dit...

Ha! Je suis curieux d'appréhender d'autres opinions sur ce film(Irène). J'en suis encore tout imprégné, je me demandes même si je ne vais pas m'y replonger ?

lundi, 02 novembre, 2009

 
Blogger BMR & MAM dit...

Le film a beau être plein de traits d'humour (Max écrit à Ridiculani, le maire de New-York, il achète et rachète des poissons rouges qui tombent comme des mouches dans la chasse d'eau, ...), tout cela n'est pas très gai et la vie semble bien dure vue par les yeux de Max et Mary. Heureusement les petits personnages de pâte à modeler mettent une relative distance entre le spectateur et cette sombre histoire.
A. Elliot a lui aussi correspondu dans la vraie vie pendant de nombreuses années avec un "aspie". Ce syndrome d'Asperger qui fait de Max un inadapté social, hyper-logique (il attend le bus avec son rubik's cube) mais incapable de saisir les nuances de la communication non verbale : le genre de type qui part avec les meubles quand on lui dit "mais prenez-donc un siège".

lundi, 02 novembre, 2009

 
Blogger lily dit...

Tu as raison, inutile au final de préciser que ce film est tiré d'une histoire vraie, on le sent et le ressent tout au long du film..
Ceci dit, je pense au "vrai" Max et je me dis que c'est tout simplement génial que cette rencontre ait eu lieu pour de vrai...

vendredi, 13 novembre, 2009

 

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