GAINSBOURG (VIE HEROIQUE)
de Joann SfarConte biographique - 2h10
Sortie salles France - 20 janvier 2010
avec Eric Elmosnino, Lucy Gordon, Laëtitia Casta, Anna Mouglalis, ...
Gainsbourg. Sa vie, son oeuvre. Son enfance aussi, les années où le petit Lucien Ginzburg doit obéir à son père et étudier le piano, où il doit porter cette satanée étoile jaune, où son physique disgracieux le hante autant que son double caricatural et précoce qui le suit souvent. Mais déjà Lucien est poète et n'a pas si froid aux yeux en compagnie de femmes... Il étudiera la peinture. Et pour se payer ses études, il joue la nuit dans un piano bar. Une femme, des femmes, les femmes les plus en vue bientôt seront admiratives et sa carrière d'artiste compositeur sera lancée.
Que c'est beau ! Dès le générique de début, on est plongé dans un univers de poédie, de malice, dans un conte fait de dessins animés par Joann Sfar. Sa petite figurine fragile qui virevolte, la clope au bec... Et puis cet enfant qui est si touchant, si malicieux, chez qui on aime à surprendre les attitudes et les comportements que Gainsbourg aura. Sa relation aux autres, aux parents, à la guerre, à lui-même et à ses peurs, elles nous sont exposées dans ses séquences de l'enfance de Gainsbourg.
Une belle part est faite aux séquences musicales, qui sont élégemment amenées, et donc on peut se délecter.... Notez que le contraire eût été vraiment dommage pour une biographie sur ce chanteur, mais il faut le souligner, car cela participe de l'atmosphère poétique et suave du film. A l'inverse, il est très peu question des apparitions de Gainsbourg dans les média. Ca tombe bien, on les a assez vues.
J'aurais pu rester 10 heures de plus à regarder ce conte biographique de Gainsbourg, ces attitudes d'Eric Elmosnino, à écouter ces morceaux fétiches... Le film s'achève à la naissance de Lucien, son enfant d'avec Bambou. Il ne poursuit pas après, comme si la boucle était bouclée là, avec ce petit homme qui porte son prénom. Joann Sfar, parce qu'il aime trop Gainsbourg pour le ramener à la dure réalité de la fin de sa vie, a décidé de fermer là la page du conte.
J'ai une question qui me taraude : ils n'ont quand même pas repeint la façade tagguée du 5 bis rue de Verneuil !
.J'ai une question qui me taraude : ils n'ont quand même pas repeint la façade tagguée du 5 bis rue de Verneuil !
Libellés : Cinéma français, Film, Livres, Sfar Joann


16 Commentaires:
Eh, tu donnes vraiment envie d'aller le voir... reste à en trouver le temps !
lundi, 25 janvier, 2010
Je te le souhaite, et je suis ravie de t'en donner l'envie !
lundi, 25 janvier, 2010
Très envie de le voir et très tenté aussi par l'album de Sfar mais c'est cher..
lundi, 25 janvier, 2010
Oui. Et il y a aussi l'album B 3feuille de chou" que Mathieu Sapin a réalisé pendant le tournage du film...
http://www.gainsbourg-lefilm.com/joann-sfar/index.php?post/La-Feuille-de-Chou-de-Mathieu-Sapin
J'espère que j'aurais la chance de le lire grâce à Babelio et la dernière Masse Critique....
lundi, 25 janvier, 2010
J'ai très envie de le voir mais il ne passe pas pour l'instant chez moi, pourtant il était prévu dans le programme :'(
Je croise aussi les doigts pour l'album de Mathieu Sapin chez Babelio :)
mardi, 26 janvier, 2010
Yeesss ! Je devrais le recevoir, c'est ce choix qui a été retenu par Babelio ! Trop contente..... Et toi ?
J'espère que tu auras l'occasion de le voir par chez toi, y'a pas de raison surtout si c'était prévu, non ?
mardi, 26 janvier, 2010
J'apprécie l'artiste alors oui, ça donne envie d'y aller...
mardi, 26 janvier, 2010
Je ne suis pas sûre qu'il arrive un jour à Tahiti, mais bon.
Pour la rue Verneuil, je ne sais plus ce qu'avait accordé Charlotte Gainsbourg; je crois qu'elle a refusé. A vérifier.
mercredi, 27 janvier, 2010
@ Lutinewink : Ca vaut le coup d'aller le voir sur grand écran aussi.
@ Sophie : Dans le film on voit la façade de la rue de Verneuil toute blanche, sans inscritpions quoi, normal. Je me demandais s'ils avaient repeint (non quand même !), s'ils ont tendu une sorte de doublure de façade, ou si ils ont tourné cette scène devant une toute autre adresse !...
mercredi, 27 janvier, 2010
Coucou!
Il faudra que je m'y colle alors, pour Gainsbourg et le monde onirique de Joan Sfar. Merci douce Lo pour ses impressions à nu qui ne laissent présager que le meilleur, même dans le pire.
dimanche, 31 janvier, 2010
De rien Mama Yéti ;-)
Oui, même dans le pire il y a de la beauté, de la poésie, et toute la tendresse de Joann Sfar pour cet artiste sulfureux...
lundi, 01 février, 2010
Très joli moment poétique. Je me suis laissée porter par le nuage enfumé et onirique du film. J'ai bien voyagé, trouvé quelques longueurs (peut-être ma digestion ;) Sinon, je retiens d'agréables tableaux vivants et deux scènes qui m'ont fait sourire pour des raisons différentes : celle avec la pièce de monnaie et la remarque du juxbox et celle du pyjama de Serge sous une lumière bleue. On sent bien l'ambiance décalée de Sfar et ça me plaît. La lumière et ses variantes d'ambiance est magnifique tout du long.
lundi, 08 février, 2010
Ah génial, je suis content que tu l'aies vu. Et qu'il t'ait plu. Poétique, onirique, tableaux vivants, je te rejoins.
Moi ce qui m'a fait sourire c'est les scènes d'enfant où il est face à la modèle. Quelle malice irrésistible !
lundi, 08 février, 2010
Ca y est, enfin vu au petit ciné du village ! Et c'était vraiment bien.
dimanche, 14 mars, 2010
Ah, j'oubliais : je me demande si France Gall a apprécié, lol !
dimanche, 14 mars, 2010
Peut-être pas non, quoique je pense qu'elle a assez d'humour...
En tout cas je suis bien contente que tu l'aies vu sur grand écran ! Ca permet de mieux savourer l'atmosphère des scènes je pense....
dimanche, 21 mars, 2010
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