LE REFUGE
de François OzonDrame - 1h30
Sortie salles France - 27 janvier 2010
avec Isabelle Carré, Louis-Ronan Choisy, Pierre-Louis Calixte, Melvil Poupaud...
Quand Louis meurt d'une overdose, sa copine Mousse, héroïnomane également, a la chance d'être épargnée. Elle apprend qu'elle est enceinte. Face à la famille très aisée et très inhospitalière de Louis, elle se retrouve seule, et pour affronter ce double choc, décide de quitter Paris pour le pays basque, dans une maison qui sera son refuge alors qu'elle entreprend son traitement de subtitution à la méthadone. Elle est rejointe quelques mois plus tard par Paul, le petit frère de Louis, qui est en vacances. Ce qui les rapproche ce sont leurs différences. Ce qui devrait les rapprocher les oppose. Grâce à lui, Mousse se remettra lentement sur les rails de la maternité et de l'envie de vivre.
C'est l'histoire d'une grossesse sur fond de deuil et de désintoxisation. L'histoire d'une junkie qui se coupe du monde pour panser ses blessures et éviter de penser, pour enfin comprend que du monde, elle en a besoin sans plus savoir aimer. Infilmable donc, trop pathétique. Et pourtant. C'est l'histoire d'une rencontre, d'une redécouverte de l'autre, de Paul, son beau-frère, d'un attachement qui va naître mais qui en rien ne sera évident. Rien de l'histoire d'amour convenue. Si Mousse martèle souvent que Paul ressemble à son frère, c'est pure coïcidence finalement. Ou besoin de voir en l'autre l'être regretté.
Il y a dans ce film de François Ozon beaucoup de délicatesse, de pudeur malgré ces corps filmés, malgré ce ventre véritable qui fait du Refuge un des rares films sur la grossesse réalisé avec une actrice véritablement enceinte. Réalisé par un homme avec un regard très intelligent. Enceinte mais pas en voie vers la maternité. Ce ventre est là sans qu'elle sache comment l'appréhender, hormis tenter de l'ignorer ou se souvenir du père...
extrait de la BO du film. Album de Louis-Ronan Choisy "Rivières de plumes" prévu pour mars 2010
Libellés : Cinéma français, Film


3 Commentaires:
dualité chez Ozon, vie et mort indissociables normal, sexualité aussi bien hétéro qu'homo, ce besoin de transmission..tout cela figure déjà dans " Le temps qui reste" ...Que j'avais adoré ! tout comme celui-ci d'ailleurs.
Isabelle Carré garde contrairement à Huppert une petite flamme rieuse dans le regard, il me semble...j'ai également apprécié la performance de Louis-Ronan Choisy, parfait, très juste de ton !
bref un exellent film !
Vu également tout autre style "Mother"..post suivra..
demain "In the Air " ne me tente qu'à moitié, suis pas fan de Clooney..je vais donc me rabattre sur le film israelien "Sumo"..à voir..
so long
samedi, 30 janvier, 2010
ce film me tente aussi, mais Lo l'a tu vraiment apprécié ? en lisant ce résumé, je ne peux m'empêcher de penser au film lyrique "Clean" d'Oivier Assayas. Je le garde comme une seconde option pour la performance d'Isabelle Carré et découvrir celle de Louis-Ronan. J'ai juste un peu peur de m'ennuyer un brin sur le rythme imposé par Ozon ?
dimanche, 31 janvier, 2010
@ Kilucru : je crois que parfois, la flamme rieuse dans les yeux d'Isabelle Carré justement je la voyais plus...
Tu as bcp aimé le film toi aussi !
Ah, "Mother" j'ai bien envie d'aller le voir. C'est bien ? Je vais aller voir ton blog.
@ Mama Yéti : Oui, j'ai bien apprécié. Bien bien même. Il y a des passerelles avec Clean j'y avais même pas pensé. Deux femmes en perdition mais avec toujours un avenir possible si elles arrivent à se reprendre en main et à croire en les autres. T'inquiète pas on s'ennuie jamais : on respire. Sur la côte basque en plus, ça devrait pas te déplaire.... Et Louis-Ronan, non comment sinon ça va jaser..... ;-) [rien que pour lui je reverrais bien le film !]
lundi, 01 février, 2010
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