Cinéma d'émotions - Heures d'évasion - Echanges inspirés - Zapping critiquable . Livres (peu) aimés et Oeuvres inoubliables !...

30 juin 2010

TOURNEE

de Mathieu Amalric
Comédie dramatique - 1h50
Sortie salles France 30 juin 2010
avec Mathieu Amalric, Miranda Colclasure, Suzanne Ramsey, Linda Maracini, ...
Prix de la mise en scène - Festival Cannes 2010
Joachim Zand démarre une tournée en France avec une équipe de stripteaseuses. Eloignées des standards esthétiques des magazines féminins actuels, elles ont plûtot plus de kilos que moins. Elles n'en sont pas moins ravissantes, drôles, touchantes. Pour Joachim, c'est beaucoup d'incertitudes, des galères pour trouver des salles, lui qui travaillait avant pour une grande émission de télévision, il doit faire face à des difficultés familiales, financières, mais se repose sur la providence et l'énergie de ses artistes américaines.
Le plaisir du film provient surtout des scènes de spectacle cabaret - qui ont valu à Tournée son prix de la mise en scène au festival de Cannes ? - , des scènes de striptease ou d'autres numéros au style plus ou moins douteux, qui sont filmées avec une qualité d'image excellente. Le reflet des lumières roses sur leurs visages maquillés, les paillettes et les bijoux, les faux-cils, les poignées d'amour volumineuses bien en place, les rires et les chants, tout se savoure.
Ce spectacle, c'est le leur, répètent-elles à l'envi, à la barbe de leur chef producteur Joachim. Entre elles et lui, peu de conflits ouverts, mais c'est indéniablement leur énergie, leur joie de vivre, leur fantaisie qui portent la tournée nommée "New Burlesque". Elles portent aussi le film.

Les histoires annexes, la personnalité en souffrance du producteur Joachim, tout le "off show", à part les loges, nous laissent avec un passé superficiel, des questions sans réponses, des ébauches de portrait. Ce Joachim Zand, homme déstabilisé par une rupture, qui a quitté sa vie professionnelle, qui semble être en semi-cavale, qui s'échappe un jour pour aller chercher ses gosses, qui part aussi à la rencontre de son ex-collègue sur le plateau de Ce soir ou jamais, on ne le saisit pas.
Ce film vu en avant-première avant-hier m'a laissé un sentiment de déception pour le fond, sauvé par l'enchantement de scènes colorées, pleine de sensualité et de burlesque...
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14 Commentaires:

Blogger Kilucru dit...

Hi Lo ! "..on ne le saisit pas. .." mais on peut l'imaginer, combler les vides comme bon nous semble, laisser notre imaginaire se substituer au destin de Joachim Zand...Qu'a -t-il fait pour être ainsi rejeter par la profession..etc..
Tu t'es servi de nous lui lance une de ses show-girls...sans que cela prête par ailleurs à conséquence..
Toutes et tous trainent un pavé caché au fond d'une poche, un secret , petit ou grand, comme nous tous, à nous de le mettre en scène ..!

jeudi, 01 juillet, 2010

 
Anonymous alain dit...

De mon coté, j'en garde un v=beau souvenir.. On imagine des choses mais il y a surtout de très beaux moments vécus en commun, de belles rencontres..

jeudi, 01 juillet, 2010

 
Blogger Lo dit...

Je suis d'accord avec vous deux. J'aurais aimé mieux connaître les personnages, pour mieux les comprendre, comme par exemple les accès de colère de Joachim qui va jusqu'à insulter, rabaisser la si douce Mimi...

Pour de belles rencontres, il y a de belles rencontres, c'est vrai ! La scène sur l'aire d'autoroute est vraiment réussie, une parenthèse inattendue...

vendredi, 02 juillet, 2010

 
Blogger Kilucru dit...

To Lo : "qui va jusqu'à insulter, rabaisser la si douce Mimi.." paradoxe du bonhomme, il ne fait là en fait que lui avouer comment et combien il l'aime, à sa façon à lui excessive, survolté...mais bien réelle !
"Nous les écorchés vifs..."..N.D

samedi, 03 juillet, 2010

 
Anonymous alain dit...

Je crois qu'il se rends compte qu'il l'aime, le refuse et se mets en colère..

samedi, 03 juillet, 2010

 
Blogger Kilucru dit...

C'est tout à fait cela, Alain...
En tous cas il a trouvé un sacré giron où se réfugier...
J'attends d'être sur pied pour retourner le voir...une semaine voire deux sans cinoche quelle horreur...bon en attendant je bouquine "Les vrais durs ne dansent pas" de Norman Mailer..cela bouge à Provincetown (Cap Cod)..polar haletant à l'écriture fabuleuse..Recommandé

samedi, 03 juillet, 2010

 
Blogger Lo dit...

@ Kilucru et Alain : Ah ! Personne de mieux placé que 2 hommes pour mieux m'expliquer la psychologie masculine..... ;-) Dire non pour dire oui en somme.... (ça me rappelle un vague reproche que l'on fait aux femmes.....)

Merci pour la suggestion de lecture Kilucru !

samedi, 03 juillet, 2010

 
Anonymous alain dit...

C'est classique mais je ne suis pas sur que ce soit seulement masculin..

dimanche, 04 juillet, 2010

 
Blogger Lo dit...

Donc pas seulement féminin donc, contrairement à ce qu'on insinue souvent..... ;-)

lundi, 05 juillet, 2010

 
Anonymous BMR dit...

Reconnaissons à Mathieu Amalric le don de savoir filmer les femmes, celles au corps vrai, pas les bimbos relookées pour le cinoche et les magazines.
En marge de la tournée, Amalric nous donne aussi quelques scènes absolument superbes : l'ébauche de romance à la station-service avec la caissière dans sa cabine (heureusement il y a la vitre, dit Mathieu ...), une autre caissière (décidément) dans un supermarché, encore émue par le show qu'elle a vu la veille, ... Quelques pépites.
Malheureusement noyées dans un fourre-tout plombé par l'histoire "perso" du producteur de télé parisien.
On aurait aimé que le film se concentre sur les magnifiques portraits de ces personnages en tournée (les femmes bien sûr, mais aussi un stripteaseur, et puis le petit jeunot homme à tout faire, ...), errant d'hôtel de province en salle de province.
On aurait aimé le film de Amalric mais sans Amalric, qui prend décidément trop de place sur la scène de son show, surtout quand on le voit affublé d'un frangin et même de gamins, tous aussi peu crédibles.

mercredi, 07 juillet, 2010

 
Blogger Lo dit...

Je rejoins cet avis BMR. Un grand talent pour filmer ces femmes, pour filmer des scènes incroyables, mais un portait "personnel" qui souffre de ne pas être approfondi, de ne pas avoir totalement sa place dans ce film.

mercredi, 07 juillet, 2010

 
Anonymous pierre dit...

J'ai le même ressenti que Lo, le côté jubilatoire des scènes de cabaret ne "contamine" pas le reste du récit et j'ai un peu eu de mal à suivre Joaquim et m'intéresser à ses problèmes.
Mais c'est peut être voulu.

vendredi, 09 juillet, 2010

 
Anonymous Jean-François dit...

J'ai bien aimé cet aspect inachevé, inaccompli. Ces trous dans le film, dans la mémoire des gens. Ces reconstructions indispensables que le spectateur doit réaliser, l'obligeant ainsi à être acteur (au coeur) de cette histoire. Si finalement l'histoire avait été parachevée, avec un fil, une trame qui nous laisse ce sentiment d'accomplissement, aurions nous été aussi sensible aux charmes de ces femmes, aux doutes de cet homme, à la souffrance de chacun des personnages qui semble chercher dans cette tournée des effets antalgiques et découvrent bien d'autres choses. La vie n'est pas simple... elle est multiple : autant de point de vue que de spectateurs pour reconstruire cette histoire.

lundi, 04 octobre, 2010

 
Blogger Lo dit...

@ pierre : oui, certainement même

@ Jean-François : tu as peut-être raison oui, j'aurais moins ressenti la souffrance de Joaquim.

mercredi, 06 octobre, 2010

 

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